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Vente de fonds de commerce et loi Hamon : ce qui a changé au 27 juillet 2026

fydinvest
30 juil.
4 min de lecture

Dernière mise à jour : 7 sept.

# La Loi de Simplification de la Vie Économique : Changements pour les Dirigeants d'Entreprises


## Comprendre les Nouvelles Règles d'Information des Salariés


La loi de simplification de la vie économique modifie les règles d'information des salariés en cas de vente de fonds de commerce ou de cession de la majorité du capital. Publiée en juillet 2026, elle s'applique à toutes les opérations conclues à partir du 27 juillet 2026. Trois changements majeurs impactent les dirigeants qui préparent une cession : un périmètre resserré aux entreprises de moins de 50 salariés, un délai d'information ramené à un mois, et une sanction financière divisée par quatre en cas de manquement.



## Ce que Prévoyait la Loi Hamon Jusqu'ici


Depuis 2014, tout dirigeant d'une entreprise de moins de 250 salariés devait informer individuellement ses salariés de son intention de vendre le fonds de commerce ou de céder la majorité du capital. L'objectif était de leur laisser le temps de formuler une éventuelle offre de reprise avant la conclusion de la cession. Cette obligation s'imposait aux entreprises de moins de 50 salariés ainsi qu'aux entreprises de 50 à 250 salariés dépourvues de comité social et économique (CSE).


Le délai d'information à respecter était de deux mois avant la vente. En cas de non-respect, l'amende pouvait atteindre 2 % du montant de la vente. Ce dispositif, pensé pour favoriser la reprise interne, s'est révélé complexe à mettre en œuvre. Les dirigeants signalaient régulièrement la difficulté de conjuguer confidentialité de l'opération et information des salariés. Cela représente un enjeu majeur en M&A, où la moindre fuite peut fragiliser un carnet de commandes, faire fuir les talents ou dégrader la valorisation.


## Les Trois Changements Applicables au 27 Juillet 2026


1. Une Procédure Simplifiée Limitée aux Entreprises de Moins de 50 Salariés


Le périmètre est significativement resserré. Seules les entreprises de moins de 50 salariés restent soumises à l'obligation d'information individuelle des salariés. Les entreprises comptant entre 50 et 250 salariés dotées d'un CSE n'y sont plus soumises. Elles conservent en revanche leur obligation classique d'information-consultation du CSE prévue par le Code du travail.


2. Un Délai d'Information Ramené à 1 Mois


Pour les entreprises restant concernées (moins de 50 salariés), le délai passe de deux mois à un mois avant la vente. Cette réduction accélère le calendrier des opérations et réduit la fenêtre pendant laquelle l'information circule avant la finalisation de la cession. C'est un vrai gain de sécurité juridique et de préservation de la valeur.


3. Une Sanction Financière Divisée par Quatre


En cas de non-respect de l'obligation d'information, l'amende passe de 2 % à 0,5 % du montant de la vente. Sur une cession de 500 000 €, le risque financier maximal passe de 10 000 € à 2 500 €. La sanction reste dissuasive pour les petites opérations, mais devient plus proportionnée pour les cessions moyennes.


## Ce que Cela Change Concrètement pour les Cédants en Occitanie


Ces évolutions ont des conséquences opérationnelles très concrètes pour tout dirigeant qui envisage une cession dans les mois à venir. Les cessions de fonds de commerce dans le commerce de proximité, comme la restauration, l'hôtellerie, et l'artisanat, généralement portées par des structures de moins de 50 salariés, restent soumises à l'obligation d'information mais avec un délai réduit. Le calendrier de préparation peut donc être compressé.


Les cessions d'ETI patrimoniales entre 50 et 250 salariés dotées d'un CSE bénéficient d'un allégement majeur. La procédure d'information-consultation du CSE, déjà bien maîtrisée par les directions, remplace l'obligation d'information individuelle qui était souvent perçue comme un obstacle à la confidentialité des opérations.


Le risque financier lié à un défaut d'information est fortement réduit, ce qui rassure les cédants et leurs conseils. Cette évolution ne dispense en aucun cas d'une préparation rigoureuse. L'obligation d'information des salariés, quand elle s'applique, reste une étape juridique à part entière dont le non-respect peut fragiliser une cession. Un accompagnement structuré reste indispensable, particulièrement sur la coordination entre le calendrier légal, le calendrier de négociation avec l'acquéreur et la stratégie de communication interne.


## L'Accompagnement FYD sur les Cessions


Chez FYD Invest, nous intervenons sur les deux types d'opérations concernées par cette réforme. Sur la vente de fonds de commerce, nous accompagnons le cédant de la préparation à l'évaluation, la recherche d'acquéreurs, la coordination juridique et le montage du financement pour le repreneur. Sur la cession de majorité du capital, nous délivrons un conseil M&A complet, de la préparation à la signature du protocole, en intégrant les enjeux réglementaires, fiscaux et sociaux.


Notre expertise du tissu économique d'Occitanie et de Sud-Ouest, combinée à notre double statut de courtier en financements professionnels (IOBSP, ORIAS) et de conseil en cession, nous permet d'accompagner les dirigeants sur toute la vie financière de leur entreprise. Cela inclut le premier crédit professionnel, le bouclage du financement du repreneur, ainsi que la valorisation et la négociation.


Vous préparez la cession de votre fonds de commerce ou la vente de votre société ? Parlons-en en toute confidentialité : yd@fydinvest.com


## Conclusion


La loi de simplification de la vie économique représente un tournant pour les dirigeants d'entreprises. Ces changements visent à faciliter les cessions tout en préservant les intérêts des salariés. En tant que dirigeants, il est essentiel de bien comprendre ces nouvelles règles afin d’optimiser le processus de cession. Une bonne préparation et un accompagnement adéquat sont des atouts majeurs pour réussir cette étape cruciale de la vie de l'entreprise.

 
 
 

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